Accueil > Institutions politiques

ADRO 15F00 - Institutions Politiques

Type d'enseignement : Cours magistral et conférences

Semestre : Automne 2017-2018

Nombre d'heures : 60

Langue d'enseignement : français

Pré-requis

aucun

Descriptif du cours

L'enseignement d'Institutions politiques de la première année du collège universitaire de Sciences Po poursuit la double ambition d'initier les étudiants à un ensemble d'objets et de les familiariser avec un ensemble de méthodes. Ce choix part du présupposé selon lequel les étudiants de Sciences Po ont vocation à être sensibilisés à un horizon particulièrement ouvert de phénomènes juridico-politiques et de techniques d'organisation du pouvoir. En abordant la manière dont le pouvoir politique contemporain s'organise notamment au moyen de constitutions, l'enseignement vise ainsi premièrement à présenter un ensemble de faits passés et présents, juridiques et politiques, français et étrangers, nationaux et internationaux. Il entend deuxièmement offrir un ensemble pluriel de clés, afin que les étudiants soient capables de s'orienter, de manière autonome, parmi les faits, les informations et les sources documentaires, pour comprendre une partie du monde dans lequel nous vivons. Il s'agit donc de leur fournir un certain nombre d'informations, mais également de les initier à des savoir-faire intellectuels et pratiques de nature à susciter leur réflexion critique, leur argumentation rationnelle et leur créativité intellectuelle. Les thématiques retenues dans cette perspective pour l'ensemble du semestre conduisent à préciser en premier lieu un certain nombre de notions fondamentales de l'analyse du droit constitutionnel et des institutions politiques, à examiner en deuxième lieu plusieurs exemples d'institutions politiques étrangères, pour être en mesure, en troisième lieu, de comprendre pleinement la trajectoire, la situation et les caractéristiques des institutions françaises d'aujourd'hui. A travers des études de cas et des exemples appliqués, chacune des séances est l'occasion d'enrichir l'appareil méthodologique des étudiants. En repoussant toute idée d'orthodoxie en matière d'analyse des institutions politiques et constitutionnelles, les étudiants doivent progressivement développer une capacité propre à sélectionner de manière pragmatique leurs outils intellectuels en fonction de leur propos démonstratif, et à développer des analyses imaginatives. L'enseignement d'Institutions politiques comporte deux piliers fondamentaux, solidaires l'un de l'autre. Le premier est le cours magistral, d'une durée globale de 36 heures dont 24h en miroir avec les conférences de méthode et 12h de séances thématiques différentiées en fonction des enseignants et de la spécialité géographique du campus. Le second pilier est celui des conférences de méthode d'Institutions politiques. Dans le strict respect de la chronologie des thèmes des douze semaines, les maîtres de conférences disposent d'une large autonomie pour faire pratiquer la matière aux étudiants. Cette richesse aboutit à ce que, chaque semaine, sur grosso modo un même ensemble d'éléments – une notion, un Etat, une institution, etc. – les étudiants sont mis en présence de deux approches, de deux sensibilités, de deux méthodes, de deux angles d'attaque, etc. Ceci permet de multiplier le nombre de dispositifs intellectuels auxquels ils sont ainsi confrontés, pour pouvoir ensuite, riches de ces expériences diverses, faire leur choix personnel entre eux.

Enseignants

TUSSEAU, Guillaume (Professeur des Universités à Sciences Po)

Format pédagogique

A travers l'investissement indispensable qui doit être celui des étudiants, le travail au sein des conférences permet d'approfondir et de compléter le programme du cours magistral. Chaque maître de conférences est à cette fin libre de définir les exercices qu'il entend faire réaliser aux étudiants (interrogations de connaissances, exposés, débats contradictoires, commentaires de documents, lecture collective d'un classique de l'étude des institutions politiques, fiches de lecture, fiches d'actualité, dissertations, revues de presse, dossiers thématiques, débats parlementaires factices, interviews ou émissions politiques factices, etc.). Les exercices doivent être suffisamment nombreux et suffisamment variés afin que tout étudiant puisse expérimenter différents exercices et progresser dans son acquisition de la tournure d'esprit que requièrent l'analyse et la compréhension des institutions politiques. L'objectif d'ensemble est de s'assurer de l'acquisition et de la maîtrise des connaissances, d'une part, et de permettre aux étudiants d'éprouver un éventail aussi large que possible de méthodes, d'autre part. A la compréhension précise des premières doit répondre la rigueur dans l'utilisation des secondes. A cette fin, les aptitudes à la recherche documentaire, aussi bien dans les sources primaires (p. ex. textes constitutionnels, décisions de juridictions constitutionnelles, discours politiques, etc.) que dans les sources secondaires (p. ex. manuels, revues, sites internet, etc.) doivent être développées. Elles doivent conduire à ce que les étudiants soient en mesure, à l'oral ou à l'écrit, de présenter leur réflexion de manière exacte, précise, organisée et argumentée, le tout dans une langue soignée.

Mode de validation

Contrôle continu : 2/3 de la note finale Les maîtres de conférences ont tout latitude pour développer la pédagogie qui leur semble la plus profitable aux étudiants en vue d'acquérir les compétences méthodologiques et ubstantielles présentées ci-dessus. La note de contrôle continu obtenue en conférence de méthode compte pour 2/3 de la note finale. Cette note vise, par la variété qualitative et quantitative des exercices sur lesquels elle se fonde, à permettre de mesurer les aptitudes et la progression des étudiants (v.supra). Examen final : 1/3 de la note finale • Examen oral final : Le candidat tire deux sujets, parmi deux listes (l'une de sujets plus théoriques ou plus vastes ; l'autre de sujets plus concrets et plus précis). Il traite le sujet de son choix. Après une préparation de 20 minutes, il présente ses réflexions de manière problématisée et organisée pendant 10 minutes. Les 10 minutes suivantes sont consacrées à un échange avec le jury, qui a notamment pour but, au-delà du sujet traité, de mesurer la compréhension d'ensemble de l'enseignement. ou • Examen écrit final : modalité d'évaluation à définir avec le professeur du cours magistral. Prix Guy Carcassonne du permis de conduire En association avec Sciences Po, la Fédération française des sociétés d'assurances récompense chaque année, d'une bourse destinée à financer l'obtention du permis de conduire (voiture), les cinq étudiants suivant le cours d'Institutions politiques qui ont réalisé la meilleure progression au cours du semestre. Les candidatures sont constituées d'une lettre de motivation ainsi que d'une présentation, par chaque maître de conférences du candidat ou de la candidate qu'il estime le ou la plus méritante. Le jury final associe le titulaire de l'enseignement au campus de Paris, la FFSA et l'administration de Sciences Po.

Maîtres de conférences

  • BARBE, Vanessa (Lecteur)
  • BONNARD, Maryvonne (Maitre de conférence des Universités (droit public) (Université Panthéon-Assas))
  • BRUN, Marianne (Enseignant)
  • COLLY, Grégoire (Doctorant)
  • CROTTET, Brice (Agent contractuel)
  • DE BUJADOUX, Jean-Felix (Administrateur)
  • DE DANNE, Anne (Directrice adjointe)
  • DELAMARRE, Manuel (Avocat au Conseil d'État et à la Cour de cassation)
  • DERRAC, Michel (Enseignant)
  • FULIGNI, Bruno J. (Administrateur / Rédacteur et Conseiller)
  • GANTZER, Gaspard N. (Conseiller pour la communication et la presse du Ministre des affaires étrangères)
  • GIAMI, Benjamin E. (Responsable pédagogique de la filière générale du master affaires publiques et de la préparation aux concours administratifs à Sciences Po)
  • GOSSELIN, Philippe F. (Député de la Manche)
  • GOULARD, Jean-Baptiste P. (Directeur de cabinet du Maire de Vannes (56))
  • GUESDON, Pierre-Nicolas (Administrateur des services)
  • GUINAMANT, Ludovic (Premier conseiller)
  • HAMMAL, Samir Y. (Administrateur au Sénat)
  • KITAEFF, Richard (Maire)
  • LE DORH, Marc (Inspecteur Général de l'Administration)
  • LEFKOPOULOU, Nefeli (Doctorante en droit à Sciences Po)
  • LEHALLE, Alexis C. (analyste des débats)
  • MARINESE, Vito (Conseiller parlementaire)
  • PARINI, Philippe (Directeur régional des finances publiques d'Ile-de-France et du département de Paris (Ministère des finances et des comptes publics))
  • PASCAL, Alexandre N. (IGASH)
  • PELLÉ, Bertrand J. (Administrateur du Sénat, service du Budget)
  • PERRAULT, Guillaume L. (Grand reporter)
  • REMOND, Bruno (Président de section à la Cour des Comptes)
  • SENAC, Charles-Edouard (Maître de conférences des universités)
  • TRAVERSAC, Anne-Sophie (Maître de conférences des Universités)
  • VALETTE VALLA, Guillaume (Magistrat)
  • VIRIEUX, Jean-Marc (Directeur adjoint du service de la communication)
  • VITRY, Léo (Administrateur)