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KAFP 3445 - Éthique et politique publique

Type d'enseignement : Cours magistral seul

Semestre : Automne 2017-2018

Nombre d'heures : 24

Langue d'enseignement : français

Pré-requis

Il ne suppose enfin aucune connaissance préalable en philosophie ou en éthique.

Descriptif du cours

Ce cours a pour ambition de fournir une introduction substantielle aux méthodes et problématiques fondamentales de l'éthique publique à travers l'examen d'une série de questions d'éthique appliquée. Il s'appuiera sur les principales théories d'éthique normative, et de façon générale sur la philosophie morale anglo-saxonne récente et contemporaine. Les deux premières séances poseront des bases théoriques, puis chacune des suivantes sera consacrée à une question d'éthique appliquée intéressant l'éthique publique (santé publique, éthique animale, transhumanisme, immigration, etc). Les étudiants suivant ce cours devront s'impliquer dans celui-ci en consultant avant chaque séance un ensemble de documents écrits et vidéo, et en participant à des travaux de groupes, incluant des simulations de comités d'éthique ou d'expertises au service d'un parlement. Ce cours inclut une série d'interventions d'experts invités, dont une partie est en commun avec le cours Ethics and Public Policy professé par Martin Gibert

Enseignants

  • BILLIER, Jean-Cassien (Maître de conférences - Université de Paris IV - Sorbonne)
  • CHEVRIN, Coline (Teaching Assistant, Chargée de mission junior)
  • RICHARD, Lucile (Teaching Assistant, Chargée de mission junior)

Mode de validation

50 % de la note finale : Réalisation d'un mini-site web et/ou d'une vidéo de 10 mn maximum. Le mini-site web et/ou la vidéo doivent être consacrés à une question précise d'éthique publique liée à l'un ou plusieurs thèmes du cours, validée au préalable. 25 % de la note finale : Note de synthèse. La note de synthèse est un travail personnel écrit d'une longueur comprise entre 4 et 6 pages (2000 signes par page). Chaque étudiant choisit librement l'une des questions d'éthique publique parmi celles étudiées dans les séances 3 à 12. Le travail consiste à lire au moins trois documents numérisés mis à disposition, ainsi qu'au moins un texte indiqué en « lectures complémentaires » (un ouvrage indiqué ou un chapitre dans un ouvrage indiqué). Sur la base de ces divers documents dont il faut rendre compte de façon synthétique, l'objectif de la note de synthèse est de tenter de proposer une appréhension nuancée et complexe de la question d'éthique publique choisie. Cet exercice correspond donc à un travail personnel approfondi de lecture et de réflexion. Il est essentiellement descriptif de diverses facettes d'une question d'éthique publique, même si l'étudiant peut bien sûr prendre position à la fin de sa note. 25 % de la note finale : Note pour un comité d'éthique ou proposition législative. Rédaction d'un texte court ( entre 2 et 4 pages, 2000 signes par page) défendant une proposition prescriptive concernant une question d'éthique. Cet exercice peut prendre deux formes :soit une note destinée à un comité d'éthique (d'un hôpital, d'une entreprise, etc.) proposant l'introduction ou au contraire l'interdiction d'une pratique ; soit une note destinée à un think tank, un parti politique, un organe législatif (etc.) proposant la modification d'une disposition légale française (loi, règlement, voire loi consitutionnelle). Dans les deux cas la proposition doit être défendue par des arguments issus des théories d'éthique normative. Dans le cas de la note proposant la modification d'une disposition légale, l'argumentation ne doit donc pas être fondée sur un raisonnement proprement juridique (contrôle de consitutionnalité ou de conventionalité).

Lectures principales demandées

Peter Singer, Questions d'éthique pratique, Paris, Bayard, 1997 (traduction de Practical Ethics, Cambridge, Cambridge University Press, 1993.)